
Tourbillonnent les jours de pluie,
le soleil se meurt d'ennui,
flaques d'eau, couleur arc-en-ciel,
le printemps est morose à temps partiel.
Les champs à perte de vue s'étalent,
et courbent l'ocrée des céréales,
à la bise de la caresse changeante,
d'une douceur à la main savante.
Au loin, la forêt élève son regard majestueux,
dressant ces cimes vers l'azur langoureux,
et le fougueux lierre court dans le sous-bois,
où la fougère et le champignon sont rois.
Mais le soir étale son lit de dentelle drapée,
dans un écrin de tendresse mordorée,
et s'entourant d'un merveilleux mystère,
s'envolent les papillons éphémères.
L.A 23.05.08