
Je suis sur le chemin de cailloux blancs,
tout en haut de celui-ci se trouve une cabane en bois,
elle semble abandonnée, figée par le temps
pourtant j'y dirige mes pas.
J'arrive devant elle, prête à repartir,
je pousse le battant de la porte, le vieux sage est là,
dans un coin, comme un souvenir,
pourtant vers lui j'y amène mes pas.
Je m'approche de lui doucement,
il me fait signe de m'asseoir et dit m'écouter,
je lui demande donc où s'en va le temps,
pourquoi tant de misère et de cruauté ?
Il me dit que le monde suit le vent,
mais pas le bon, celui malheureusement de la folie,
car les hommes sont vils et deviennent méchants,
aveuglés par l'envie et la jalousie.
Alors le vieil homme m'a fait le plus beau présent,
j'ai lu dans ses yeux tant de sagesse, d'amour,
rassurée par ce regard apaisant,
j'ai repris ma route, le coeur un peu moins lourd.
J'ai de nouveau suivi le chemin de cailloux blancs,
m'amenant vers les berges d'un lac ombragé,
quelle drole d'impression à cet instant présent,
comme si le temps s'était figé.
Avec une envie de me fondre en cette eau claire,
j'ai choisi et me résouds d'y plonger,
comme pour suivre un regard rempli de mystère,
l'onde m'a, d'un coup, doucement enveloppé.
L'eau est fraîche sans y être glacée,
tout alentour est silence, aucun murmure,
qu'il fait bon s'y mouvoir, sy baigner,
quelle délicate et tendre aventure.
Me remémorant les paroles du vieil homme,
je décide d'en sortir et reprends mon chemin,
fourbue mais comme soulagée en somme,
voyant notre avenir bien plus certain.
Ayant acquis au plus profond de mon être,
la pleinitude, la sérénité qui m'ont alors envahies,
reconnaissance et émerveillement à cette vie,
oubliant mes doutes et mes peut-être.
L.A 12.06.07