
Au détour d'une allée,
les effluves d'épices mordorées,
palettes d'odeurs colorées,
se cottoient sur un traiteau usé.
A deux pas de là braille un vendeur,
attirant de ses mots le promeneur,
et marchandant pour une pièce, son labeur,
en y mettant tout son coeur.
Plus loin, tel un palais de mille et une nuit,
se pament les joyaux de l'oubli,
de tentures brodées et de fils sertis,
douceur de satin, aux rêves d'organdi.
Multitudes de lumières, de bonheur,
playade de sons et de saveurs,
arc en ciel de coutumes, de couleurs,
le marché nous en offre son coeur.
L.A 05.07.09